Nous voilà repartis sur les plus belles routes d’Auvergne-Rhône-Alpes avec le Grand Tour ! Après un premier épisode côté Auvergne à sillonner le Cantal au printemps, nous arpentons désormais une partie de la sublime Route des Grandes Alpes de Chamonix au village du Bourg d’Oisans. Un road trip alpin de toute beauté durant lequel on a eu le souffle coupé à maintes reprises. Avec Chamonix, Val Isère, Valloire et le Bourg d’Oisans comme étapes, nous avons traversé certains des cols les plus légendaires du tour de France (col d’Iseran, col du Galibier etc), visité des villages d’altitude pittoresques comme Bonneval-sur-Arc ou encore exploré des parcs nationaux majeurs tels la Vanoise et les Ecrins. Pour planifier cette escapade dans les Alpes, on s’est aidé du site web du Grand Tour qui permet d’organiser facilement son voyage grâce à la carte interactive, les étapes détaillées avec adresses de restaurants et hébergements ainsi que les conseils pratiques. Prêt à en prendre plein la vue ? On vous embarque sur la Route des Grandes Alpes, notre version alpine et française de la mythique route 66 !
Le Grand Tour, c’est quoi au juste ?
Le Grand Tour Auvergne-Rhône-Alpes a été pensé et créé pour vous donner envie d’explorer la région avec la route pour fil conducteur. 3000 km, 28 étapes, 43 sites incontournables, à travers 12 départements. Plus qu’un simple itinéraire, c’est un road trip pensé pour prendre le temps et aller au delà des sites ultra fréquentés. Une invitation à venir et revenir pour découvrir telle et telle portions, au fil des saisons, en couple, entre amis ou en famille. C’est à chacun de composer selon ses envies et son temps.
Chaque étape correspond à une journée de route, mais il est tout à fait possible de rester plusieurs jours dans le même village pour prendre son temps.
Restaurants, hébergements, bornes de recharge électriques, sites d’intérêt sont répertoriés pour chaque étape, histoire de faciliter l’organisation du road trip. Avec un site web complet et une application dédiée, le Grand Tour permet de préparer vraiment facilement son itinéraire, d’enregistrer ses étapes, de suivre les traces GPX ou encore de découvrir podcasts et anecdotes tout au long du voyage. Franchement, c’est très bien fait !
On ne peut donc que vous inviter à jeter un oeil au site web du Grand Tour et à télécharger l’app gratuite dédiée pour programmer votre prochain road trip tout proche de Lyon.
Sur les 28 étapes que comptent le Grand Tour au complet voici celles parcourues dans cet épisode:
- Etape 7 : Chamonix-Mont-Blanc à Val-d’Isère
- Etape 8 : Val d’Isère à Valloire
- Etape 9 : Valloire à Bourg d’Oisans
JOUR 1 | Arrivée à Chamonix pour débuter notre road trip dans les Alpes sur le Grand Tour
Venir à Chamonix, le choix du train depuis Saint-Gervais-Les-Bains
Capitale mondiale de l’alpinisme, posée au pied du toit de l’Europe, Chamonix-Mont-Blanc attire forcément du monde ! Pour éviter d’ajouter une voiture de plus dans la vallée, nous choisissons de laisser notre voiture électrique sur le parking gratuit du stade, à deux pas de la gare de Saint-Gervais-les-Bains, en contrebas. De là, on embarque à bord du TER qui remonte toute la vallée jusqu’à Chamonix, où l’on descend à l’arrêt Chamonix-Aiguille du Midi, à seulement 5 minutes à pied de notre hôtel.
Et finalement, ce trajet d’une quarantaine de minutes fait déjà partie du voyage. À mesure que le train grimpe, les sommets se dévoilent, les montagnes semblent se rapprocher et puis, entre deux fenêtres, le Mont-Blanc fait son apparition. Difficile de rester assis tranquillement ! L’excitation monte autant que le train : le ton est donné pour cette superbe journée de septembre en montagne.
Plus d’infos | Train pour Chamonix-Mont-Blanc
Horaires : Consulter les horaires des ter en gare de St Gervais pour rejoindre Chamonix (1 à 2 trains par heure en fonction des périodes).
Tarif : 5,40€/adulte l’aller.
Bon à savoir: en séjournant dans un hôtel de la vallée, les transports en communs sont gratuits durant le séjour pour explorer les différents villages et hameaux de la vallée
Nb: le Grand Tour met en avant l’offre de transports en commun (train, cars régionaux etc) pour rejoindre les villes étapes et sites incontournables afin de minimiser l’impact des visiteurs.
Monter à l’Aiguille du Midi, l’incontournable quand on visite la ville de Chamonix
Ce n’était pas notre première fois là-haut, et pourtant, les étoiles dans les yeux étaient toujours aussi nombreuses ! Il faut dire que rejoindre l’Aiguille du Midi est déjà une aventure en soi. Passer de Chamonix, à 1 035 m d’altitude, à 3 842 m en quelques minutes seulement est une véritable prouesse technique. Et si vous réussissez à vous placer près des vitres du téléphérique, ouvrez grand les yeux : à mesure que l’on s’élève, la vallée s’éloigne et les sommets prennent toute la place.
Cette fois-ci, nous prenons le temps de faire une halte au Plan de l’Aiguille, la station intermédiaire située à 2 310 m. Une pause que l’on vous recommande vraiment pour changer de perspective, marcher quelques instants et surtout se sentir minuscule au milieu de ces paysages gigantesques.
Puis vient l’arrivée à 3 842 m. Là-haut, changement de monde : tout devient blanc, minéral, vertical, balayé par le vent. On pourrait croire que l’on vient uniquement pour la vue, mais il y a finalement beaucoup à voir et à découvrir en parcourant les différentes galeries, passerelles et terrasses panoramiques de l’Aiguille du Midi. Ce jour-là, la météo est exceptionnelle et la visibilité incroyable : on ne sait plus où regarder !
On passe notre tour pour le fameux Pas dans le Vide, cette cage de verre suspendue au-dessus de près de 1 000 m de vide, car l’attente est trop longue. Pas bien grave… une autre expérience nous attend pour marquer cette nouvelle visite là-haut !
Infos pratiques | Aiguille du Midi
Tarif adulte : 83€ (15-64 ans) l’AR
Bon à savoir: interdit aux -3 ans / déconseillé aux moins de 5 ans.
Réservation obligatoire : aiguilledumidi.com
Fréquence toutes les 10-15min en fonction de l’affluence
Manger perchés avec vue glacier au restaurant 3842
Envie de vivre une expérience gourmande, intimiste et franchement unique à Chamonix ? Réservez une table au 3842 ! C’est typiquement le genre d’adresse que l’on choisirait pour célébrer une occasion particulière. Imaginez : vous êtes attablés à 3 842 m d’altitude, face aux glaciers et aux sommets vertigineux du massif du Mont-Blanc. Derrière les grandes fenêtres, la Vallée Blanche et les aiguilles enneigées composent un décor complètement fou, presque irréel.
À l’intérieur, changement d’ambiance : atmosphère feutrée, déco cosy et équipe adorable aux petits soins. La carte est courte, travaillée autour de produits de saison, et on prend vraiment le temps de savourer l’expérience. Mention spéciale pour la tarte Tatin, totalement renversante ! On s’y est tellement bien sentis qu’on est restés près de 3h à table… Il faut dire qu’avec un tel spectacle derrière les vitres, on n’était vraiment pas pressés de redescendre !
Infos pratiques | Restaurant, le 3842
Ouverture tous les jours, service de 11h30 à 15h
Fermeture: mi octobre jusqu’à la réouverture saison hivernale
Accès: monter à l’Aiguille du Midi avec le téléphérique
Tarifs: Menu P-D 60€ / E-P-D à 72€
Plus d’infos & réservation obligatoire (places limitées): www.maisondesdrus.com
Nos adresses à Chamonix : où dormir et manger ?
Pour cette première étape sur le Grand Tour, nous avons dormi à l’hôtel des Aiglons, entièrement rénové il y a peu. Le lobby avec son bar est très réussi. On voudrait s’y poser boire un verre mais l’appel des montagnes, notre temps était compté ! Très bien situé à 2 min à pied du départ du téléphérique pour l’Aiguille du Midi et à 5min de l’arrêt de train du même nom, les Aiglons avec son espace spa était un très bon choix pour séjourner en couple et on y retournera avec plaisir. J’allais oublier de mentionner le petit déjeuner buffet copieux qui nous a rassasié pour la journée 🙂
Après un déjeuner en altitude au 3842, nous avons diné au Matafan, une table bien connue de Chamonix, nichée dans le mythique Hôtel du Mont Blanc (un des premiers établissements à avoir ouvert à l’époque). Aux fourneaux, Mickey Bourdillat, autrefois étoilé au guide Michelin, régalent ses convives.
Que faire à Chamonix ? Quelques idées de visite
Chamonix-Mont-Blanc est une ville de montagne vivante à l’année, au delà de la ville principale, il y a 16 hameaux et villages à découvrir dans sa vallée (les Houches etc). Parmi les autres incontournables pour une première fois à Chamonix, on cite le train du Montenvers et sa mer de glace. Depuis la gare de Saint Gervais les Bains, on vous recommande aussi un autre train, le Tramway du Mont Blanc qui circule à toute saison. On avait adoré ce voyage enneigé jusqu’à 1800m en plein hiver il y a quelques années. En été les possibilités de randonnées sont multiples avec plus de 400km de sentiers balisés. Nous voulions marcher à la Floria par exemple mais on le garde pour une prochaine fois, nous ne pouvions pas tout faire en 24h !
Après cinq années de travaux, l’ancien Musée Alpin a totalement fait peau neuve pour devenir le Musée du Mont-Blanc. Dans une scénographie moderne et immersive, on plonge dans l’histoire de Chamonix et du massif : premières ascensions du mont Blanc, évolution de l’alpinisme et des sports d’hiver, transformation de la vallée avec le tourisme, mais aussi regards d’artistes et changements du paysage face au réchauffement climatique. On y découvre quelques pièces assez incroyables, comme le bâton utilisé par Jacques Balmat lors de la première ascension du mont Blanc en 1786 ! Une visite vraiment intéressante pour mieux comprendre tout ce qui se cache derrière les paysages que l’on vient admirer à Chamonix. Une autre visite à ne pas manquer (malheureusement il était fermé le jour de notre passage, un mardi).
JOUR 2 | Etape n°7 du Grand Tour, de Chamonix à Val d’Isère (141 km): sur la route des Grandes Alpes
Pour cette deuxième journée, nous quittons tôt Chamonix par le train pour retrouver notre voiture électrique sur le parking. 140km nous attendent pour l’étape 7 du Grand Tour, direction la Tarentaise. nous allons traverser des lieux connus et d’autres inconnus. Que le road trip commence ! Entre stations mythiques, routes de montagne et paysages qui deviennent de plus en plus spectaculaires, nous n’étions pas prêts.
Nous connaissions déjà les Thermes de Saint-Gervais d’un précédent séjour, alors cette fois, on poursuit directement la route en passant rapidement par Megève puis les Saisies. Petit arrêt obligatoire pour acheter un morceau de Beaufort, à Beaufort évidemment ! C’est notre toute première fois en Beaufortain et ce massif a été un gros coup de coeur. Tout y parait authentique, simple et plutôt accessible en terme de randonnée.
Le clou de cette traversée : le barrage de Roselend et son lac aux eaux turquoise, probablement l’un des plus beaux paysages de cette étape, même si le niveau de l’eau était plutôt bas en cette fin d’été très sec… On en profite pour se dégourdir les jambes avec une petite randonnée jusqu’à un spot pour le moins improbable : une véritable cabine téléphonique anglaise rouge, perchée face au lac et aux montagnes ! Une curiosité devenue célèbre dans le Beaufortain et un spot idéal pour une jolie pause contemplative.
On reprend ensuite la route vers la Tarentaise. Notre itinéraire devait initialement nous conduire jusqu’à Val d’Isère pour l’étape, mais à cette période de l’année (septembre), entre les saisons d’été et d’hiver, quasiment tout y était fermé. On a donc posé nos valises à l’hôtel restaurant familial Le Monal, pour terminer cette belle journée face aux montagnes et tout confort. Un lieu vivant depuis 6 générations, on y a passé un agréable moment et on peut vous dire que c’est une valeur sûre ! Une étape qui nous aura surtout donné une forte envie de revenir explorer le Beaufortain plus longuement !
Infos pratiques | Rando de la cabine téléphonique lac du Roselend
Accès: 20 min de marche depuis le parking du refuge du Plan de Lai . Plus d’info dans notre vidéo
JOUR 3. Etape n°8 du Grand Tour, de Val d’Isère à Valloire en passant par la Vanoise (132 km)
Passage à Val d’Isère hors saison
Réveil aux aurores pour une nouvelle journée sur le Grand Tour, et quelque chose nous dit que les 132 km de cette étape vont être encore plus dingues que la veille ! On prend la direction de Val d’Isère avec un premier arrêt aux passerelles himalayennes de Tignes. Entre la couleur émeraude de l’eau, la profondeur des gorges sous nos pieds et les sommets tout autour, le site est franchement impressionnant… Attention tout de même si vous avez le vertige !
C’est ensuite une première pour nous à Val d’Isère. À cette période de l’année, entre deux saisons, les grues de chantier sont clairement plus nombreuses que les visiteurs ! La station tourne au ralenti, mais on déniche tout de même une super adresse ouverte toute l’année : la Ferme de l’Adroit. Une halte comme on les aime, entre dégustation de bons fromages locaux et petites emplettes gourmandes. On en profite même pour accompagner leur troupeau de Brunes des Alpes jusqu’au pré, dire bonjour aux veaux et aux poules… Pendant ce temps-là, notre voiture recharge tranquillement avec, probablement, l’une des plus belles vues que l’on puisse imaginer sur les montagnes !
Montée au col de l’Iseran (2770m), le toit de la Route des Grandes Alpes
Jamais nous n’aurons mis autant de temps à franchir un col ! Mais il faut dire que ce n’est pas n’importe lequel… À 2 770 m d’altitude, le col de l’Iseran est le plus haut col routier des Alpes et le spectacle commence dès les premières épingles à la sortie de Val d’Isère. À chaque virage, une nouvelle raison de s’arrêter : des chevaux au bord des torrents, des couleurs incroyables dans les alpages, les épilobes qui fanent dans des teintes vieux rose, la bruyère qui rougit et donne aux prairies des airs flamboyants… Les paysages sont sauvages, presque irréels, et on a parfois l’impression d’être dans un rêve.
Un peu plus haut, du côté du lac de l’Ouillette, nous nous retrouvons au beau milieu de milliers de brebis accompagnées de leur berger. Difficile de faire plus pittoresque ! Quelques virages plus loin, ce sont les marmottes qui font leur show. Arrivera-t-on un jour là-haut ?
Après des centaines de photos et vidéos, impossible de résister, nous atteignons enfin ce col mythique que l’on ne connaissait jusque-là que de nom, notamment grâce au Tour de France. Et franchement, y être pour de vrai est assez incroyable. Les glaciers de la Vanoise se dévoilent devant nous avant que la route ne plonge de l’autre côté, vers la Maurienne. On ne le savait pas encore, mais cette journée était loin d’avoir fini de nous surprendre…
Visite du village de Bonneval sur Arc, classé parmi les plus beaux villages de France
En redescendant du col de l’Iseran, nous retrouvons l’un des plus jolis villages que l’on connaisse en France : Bonneval-sur-Arc. Nous l’avions découvert quelques années plus tôt, enseveli sous un épais manteau de neige lors d’un séjour hivernal à Val Cenis. Autant dire qu’on le redécouvre complètement cette fois-ci ! Sous la douceur d’une fin d’été, avec ses terrasses animées, ses balcons fleuris et ses belles maisons de pierre aux toits de lauze, l’ambiance est totalement différente, mais le charme opère toujours autant.
Bonneval-sur-Arc est d’ailleurs l’unique village de Savoie classé parmi les Plus Beaux Villages de France, alors impossible de traverser la Haute-Maurienne sans s’y arrêter ! Et si vous avez un peu de temps, on vous conseille de poursuivre à pied jusqu’au hameau de l’Écot, à environ 1h de marche en longeant l’Arc. Un petit hameau de pierre posé au bout de la vallée, entouré de montagnes : paisible à souhait et tellement photogénique.
Passage au Parc National de la Vanoise
Au cœur des Alpes, nous voilà maintenant aux portes d’un territoire que l’on aurait volontiers exploré pendant plusieurs jours : le Parc national de la Vanoise. Créé en 1963 pour sauver le bouquetin des Alpes, il fut le tout premier parc national français. Aujourd’hui, c’est un véritable sanctuaire de haute montagne, avec une centaine de sommets dépassant les 3 000 m et près de 400 km de sentiers balisés. La Vanoise abrite aussi environ 3 000 bouquetins, la plus importante population de France !
Autant dire que pour nous qui adorons randonner, la tentation est grande… Mais il faut parfois savoir renoncer ! La journée est déjà bien entamée, la lumière décline doucement en cette fin d’après-midi d’automne et il nous reste encore de la route avant de rejoindre Valloire, notre prochaine ville étape. On prend donc la difficile décision de ne pas s’aventurer davantage dans le parc cette fois-ci. La Vanoise mérite clairement mieux qu’une randonnée au pas de course : ce sera une excellente excuse pour revenir et prendre vraiment le temps de l’explorer !
Nous arrivons à Valloire à la nuit tombée, tout y est aussi très calme à cette période de l’année. Une douche, un bon repas et au dodo, demain sera épique également !
JOUR 4. Etape n°9 du Grand Tour, de Valloire à Bourg d’Oisans pour terminer notre road trip dans les Alpes (66 km)
Monter au mythique col du Galibier (2642m)
Nouvelle journée et dernière étape pour ce road trip automnal sur le Grand Tour Auvergne-Rhône-Alpes ! Seulement 66 km au compteur aujourd’hui, mais pas des moindres… À ce stade du voyage, on se demande vraiment pourquoi nous ne sommes pas venus parcourir la Route des Grandes Alpes plus tôt ! À chaque virage, les paysages nous bluffent et chaque nouveau col semble vouloir faire encore mieux que le précédent.
Aujourd’hui, on « s’attaque » à un monument : le col du Galibier, l’un des cols les plus mythiques du Tour de France. Les nombreux cyclistes croisés sur la route sont d’ailleurs là pour nous le rappeler ! À 2 642 m d’altitude, il relie la Savoie aux Hautes-Alpes et, comme la veille sur l’Iseran, impossible pour nous de simplement le traverser. On s’arrête à chaque épingle ou presque, histoire d’essayer de saisir toute la beauté du décor. Autant dire que l’on n’avance pas bien vite !
Plus on grimpe, plus le panorama devient fou. Là-haut, on ne sait clairement plus où donner de la tête avec cette vue à 360°. Et puis, surprise dans le rétro : le Mont-Blanc surgit au loin ! On ne s’attendait absolument pas à le voir d’ici. Une fois le Galibier franchi, changement de décor : devant nous, c’est désormais la Meije et l’impressionnante barre des Écrins qui occupent tout le pare-brise. Majestueux !
La route serpente, se resserre, plonge au milieu des montagnes tandis que les prairies d’automne prennent des couleurs éclatantes. On redescend avec un sourire immense sur les lèvres. Quel bonheur de conduire sur ces routes alpines ! Arrivés au col du Lautaret, en contrebas, on bifurque à droite pour rejoindre l’Isère et poursuivre notre dernière étape.
S’émerveiller au lac du barrage de Chambon & visite du village de Besse-en-Oisans
Toutes les émotions de la matinée ont fini par avoir raison de moi et je m’écroule pour une micro-sieste dans la voiture. Quelques minutes plus tard, j’ouvre les yeux face à un lac d’un turquoise presque irréel ! Autant dire que ça réveille mieux qu’un café… Nous sommes au lac du Chambon et, pendant quelques secondes, je ne le reconnais même pas. La dernière fois que nous étions passés par ici pour rejoindre Les Deux Alpes, c’était en plein hiver, sous un ciel bas et gris : changement d’ambiance total !
Avec ce grand ciel bleu et cette eau éclatante, on se serait bien laissés tenter par une sortie en canoë-kayak, mais la base nautique avait déjà fermé pour la saison. Dommage, les conditions étaient parfaites !
On poursuit alors notre route jusqu’au petit village de montagne de Besse-en-Oisans. En cette fin de saison, les ruelles sont paisibles et presque désertes. On en profite pour se dégourdir les jambes, admirer les vues sur les montagnes et boire tranquillement un verre en terrasse dans le petit café du centre , par chance encore ouvert. Puis on reprend la route vers le Bourg-d’Oisans, notre étape pour la nuit. Une fin de journée au ralenti après les paysages grandioses du Galibier !
Dormir au Bourg d’Oisans pour cette dernière nuit d’étape dans les Alpes
Il faut dire qu’en cette fin d’après-midi, le soleil a déjà disparu derrière les montagnes. On tente tout de même un arrêt au lac Bleu, mais plongé dans l’ombre, il a forcément perdu un peu de sa magie. On décide donc de faire l’impasse sur le lac du Buclet pour la même raison : ce sera pour une prochaine fois !
On rejoint alors Bourg-d’Oisans pour prendre nos quartiers dans l’étonnant Hôtel de Milan. Construit en 1936, c’est l’un des plus anciens hôtels de la ville avec sa façade Art déco. Repris par la famille Sert au milieu des années 1980, c’est aujourd’hui leur fille Chrystelle qui tient les rênes de cette maison familiale. Depuis 2017, elle y a entrepris d’importantes rénovations, avec un pari pas si évident : moderniser les lieux sans effacer leur histoire. Et franchement, le résultat est très réussi !
Dès que l’on pousse la porte, on se sent un peu comme à la maison. L’accueil est chaleureux, simple et sincère, exactement comme on les aime. Chrystelle ayant passé une grande partie de sa vie à l’étranger, forcément, on se retrouve vite à parler voyages ! Elle a insufflé sa personnalité à l’hôtel et ça se ressent.
Les cyclistes sont particulièrement choyés ici, et pour cause : Bourg-d’Oisans est un véritable camp de base pour les passionnés de vélo, venus du monde entier pour se frotter aux cols mythiques des Alpes et, bien sûr, aux célèbres 21 virages de l’Alpe d’Huez. De notre côté, on repart surtout avec une certitude : il faudra revenir pour explorer vraiment l’Oisans et le Parc national des Écrins. Ce Grand Tour nous en aura mis plein les yeux, mais il nous aura surtout donné une foule de bonnes raisons de revenir ! On espère très vite ! Maintenant on rentre à la maison retrouver notre petite Lily qui n’a malheureusement pas pu vivre cette aventure alpine à nos côtés, école oblige.
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Pour plus d’idées week end dans les Alpes :
Skier à Val Cenis mais pas que !
À bientôt les voyageurs ! Et n’hésitez pas à nous laisser un commentaire ci-dessous si l’article vous a plu et si vous avez des questions sur le Grand Tour😉
Elisa, Max & Lily
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*Ce reportage a été réalisé en collaboration avec Auvergne Rhône Alpes Tourisme pour faire connaître le Grand Tour. Nous restons libres de nos appréciations et pour la rédaction de cet article de blog.






























