Partir en mission d’éco-volontariat est quelque chose à laquelle on réfléchit depuis longtemps avec Maxime,une expérience qui doit être tellement enrichissante!

 

Voici notre guide pour voyager utile au Costa Rica

 

Lors de la préparation de notre voyage au Costa Rica, nous avions prévu d’être volontaires pour sauver des animaux. Un pays qui s’y prête très bien, avec pratiquement la moitié de son territoire protégé et une faune très nombreuse. Mais au moment des recherches, nous étions un peu submergés par le nombre de centres et d’organismes qui proposaient de faire du volontariat, à des prix et conditions très aléatoires.

Gare aux arnaques et aux centres qui en ont fait un vrai business. Avec un tel engouement pour ce type de séjour, on voit des choses assez hallucinantes et on voulait attirer votre attention à ce sujet…

Mais alors comment choisir? Comment faire le tri? En sachant que certains profitent de la tendance solidaire pour proposer des missions peu intéressantes et très chères. Ayant plus de demandes que d’offres, ils peuvent se permettre de faire monter les prix. Pas facile de s’y retrouver lorsqu’on est pas sur place.

Au final, déception pour cette fois ci, nous n’avons pas pu tester l’expérience car il fallait souvent un minimum d’un mois disponible, un créneau que nous n’avions malheureusement pas sur ce voyage.

Dans tous les cas, on s’est dit qu’un article pour vous aider à trouver où faire de l’éco volontariat au Costa Rica vous serait sûrement utile! Alors voici nos adresses de centres sérieux (que nous avons pu visiter sur place) qui acceptent des volontaires du monde entier pour des missions solidaires.

1.SAUVER DES SINGES, DES PARESSEUX ET DE NOMBREUX AUTRES ANIMAUX SUR LA CÔTE CARAÏBE: LE JAGUAR RESCUE CENTER

ou faire du volontariat avec les animaux au costa rica

Le Jaguar Rescue Center fait un peu office de modèle au Costa Rica. Créé en 2008, par un homme passionné de protection des animaux, c’est un refuge animalier qui fonctionne très bien grâce au travail de ses volontaires, venus des quatre coins du monde. C’est grâce à leur effort que chaque année, l’équipe peut sauver autant d’animaux malades, blessés ou orphelins.

Ce qu’on a apprécié dans ce centre, c’est que leur priorité est clairement de rétablir la santé des animaux qu’ils récupèrent pour pouvoir les relâcher dans leur habitat naturel dans les meilleurs délais. Sans aide de l’État, le centre se gère de manière autonome et garder des animaux en captivité coûte cher.

En 2015, ils ont pu relâcher 47% des animaux reçus en traitement.

L’optique n’est pas du tout de devenir un zoo comme on vous le disait. Mais on trouve quand même des pensionnaires à temps plein, car malheureusement impossibles à relâcher dans la nature. Handicapés, ils ne pourraient survivre dans la nature, ou trop habitués à l’homme, ils pourraient être une menace une fois libérés. D’autres ne survivent pas aux soins. C’est une question vraiment complexe, on ne soupçonne pas tous les tenants et aboutissants, mais une chose est sûre au JRC, ils font leur maximum pour sauver les animaux qui ont été trouvés blessés, maltraités ou orphelins. C’est un boulot énorme sachant qu’il faut plusieurs mois et même parfois années pour réhabiliter un animal et le relâcher dans de bonnes conditions.

Pour effectuer tout ce travail, les volontaires sont essentiels et c’est là, qu’il est important de bien comprendre qu’être volontaire ne signifie pas seulement câliner des animaux, loin de là.

Être volontaire dans un tel refuge implique de s’investir et de toucher à un peu toutes les tâches du centre: nettoyer les enclos, fabriquer des jeux pour les animaux, les nourrir, leur réapprendre à s’alimenter seul, les observer et surveiller leur comportement… et bien d’autres choses.

C’est au final une sacré responsabilité car une petite erreur peut être fatale aux animaux. C’est leur vie (fragile) qu’on a entre les mains. Même si le travail est soutenu, l’expérience doit être incroyablement enrichissante et offre des moments au plus proches des animaux. Une manière d’en apprendre tellement sur leur comportement et mode de vie et de vivre des choses fortes.

volontariat refuge animal costa rica

Un regret que nous n’ayons pas pu vivre cette expérience, mais lorsque nous avons visité le centre (visite guidée organisée) on a pu avoir un avant goût de l’ambiance sur place. Échanger avec des volontaires et membres du staff étaient aussi très intéressant. Tous sont engagés et partagent cette passion commune pour les animaux, c’est beau. Et puis tous ces bébés qui ne pourraient survivre sans eux, on a trouvé ça touchant. On pense déjà sérieusement à revenir, peut être juste pour ça, pour le vivre pleinement et se sentir utile.

Quelles sont les conditions pour être volontaire au Jaguar Rescue Center?

  • Etre majeur
  • Pas forcément besoin d’avoir de l’expérience, on apprend sur le terrain, c’est une vraie chance
  • Parler anglais ou espagnol de manière à pouvoir se débrouiller sur place
  • Rester un mois minimum
  • Prouver que l’on est en bonne santé (certificat médical) et à jour au niveau des vaccins
  • Avoir une assurance pour son séjour sur place

Comment se passe le volontariat au Jaguar Rescue Center?

  • 1 mois minimum sur place: La condition de rester un mois est finalement un gage de sérieux , le turn over est limité et les animaux sont moins perturbés, ne passant pas de mains en mains sans arrêt. Sur une période d’un mois, 3 semaines s’effectuent au centre à Puerto Viejo et 1 semaine se déroule au coeur de la jungle, dans leur base de la Ceiba, l’endroit où ils relâchent les animaux. Cela offre une expérience complète et le volontaire peut ainsi appréhender différents stades dans le processus de guérison et relâche d’un animal sauvage. D’autant plus, qu’au vu des photos de la maison de la Ceiba, ça a l’air vraiment canon, sans internet, isolé pour une expérience inoubliable au coeur de la nature.
  • Les volontaires travaillent 5 jours sur 7 , avec deux jours de repos (pas forcément les week-end) et sur un rythme de 7h30 à 16h environ.
  • Le coût pour effectuer le volontariat est de 350$ le mois, une somme qui permet de couvrir les frais de fonctionnement du centre et de payer la semaine d’hébergement à la Ceiba. 

Qu'est-ce qui n'est pas inclus?

  • L’avion et le transport pour venir au centre, sur la côte caraïbe, à Puerto Viejo (5h de voiture depuis la capitale environ)
  • Les coûts de visa
  • L’assurance
  • Les volontaires doivent se loger pour la période sur Puerto Viejo,cela n’est pas prévu, mais a priori ils ont des adresses et aident à trouver un logement à moindre coût dans les environs du centre. (ils annoncent un coût moyen de 15$ par jour pour une maison toute équipée). Par contre pour la semaine dans la jungle, le volontaire est logé dans leur maison, petit déjeuner compris.
  • Les repas (sauf les petits déjeuners la dernière semaine dans la base de la Ceiba). 

 

Pour plus d’infos et envoyer sa candidature: www.jaguarrescue.foundation

 

2. PROTÉGER LES TORTUES MARINES DANS LE PARC NATIONAL DE TORTUGUERO AU COSTA RICA

travailler avec les tortues au costa rica tortuguero

Au nord cette fois ci de la côte Caraibe se trouve le parc national de Tortuguero, un endroit isolé, très sauvage qui fait très souvent partie des itinéraires des touristes en voyage au Costa Rica, notamment parce que les tortues marines y affluent en grand nombre pour pondre leurs oeufs.

En plein centre du petit village de Tortuguero, il y a le Sea Turtle Conservancy Center, un centre de protection des tortues qui est reconnu au niveau mondial pour son travail. Il faut dire qu’il n’y a pas si longtemps, les tortues avaient la vie dure à Tortuguero. Chasser pour être manger, braconnage des oeufs et de leur carapace, elles étaient menacées d’extinction. C’est grâce au travail de recherche de naturalistes étrangers dans les années 50 que les autorités ont été alertées de l’urgence de la situation. Depuis les choses ont bougées et heureusement!

Aujourd’hui le centre a énormément de travail et fait appel aux volontaires à la période des pontes (de juillet à décembre).

 

Il faut surveiller les plages la nuit afin de vérifier que personne ne gêne les tortues pondre, et le jour pour éviter que des contrebandiers s’emparent des oeufs.

 

Un gros travail d‘éducation des populations locales est également à faire, mais aussi envers les touristes pour les sensibiliser à la condition des tortues et de l’importance de les laisser tranquille durant la ponte.

Il faut parfois mesurer les tortues venant pondre, protéger ou déplacer les nids trop fragiles ou mal placés sur la plage.

 

Quelles conditions pour être volontaire au Sea Turtle Conservancy Center?

  • 1 à 3 semaine sur place
  • Il n’y a pas besoin d’expérience, mais surtout une forte motivation, le travail est soutenu, le rythme est intense.
  • Parler anglais ou espagnol
  • A partir de 1500$ par personne (logement et repas inclus + transferts depuis/pour San José)

 

Pour plus d’infos et détails, voici leur site web: www.conserveturtles.org

Si vous aussi vous avez des bonnes adresses de refuges au Costa Rica pour aider les animaux, ou avez votre propre expérience à partager n’hésitez pas à laissez un commentaire ou nous écrire sur info@bestjobers.com.

COSTA RICA | FAIRE DE L’ÉCO-VOLONTARIAT POUR SAUVER LES ANIMAUX
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